Bâtiment

Qu’est-ce que la résistance thermique ?

La résistance thermique d’un matériau est un indicateur essentiel de la performance d’un isolant. Elle renseigne sur les capacités de résistance d’un matériau au chaud, ou au froid. Il est indispensable de la prendre en compte en construction et rénovations, pour isoler de manière optimale.

Comment calculer la résistance thermique d’un matériau ?

La résistance thermique d’un isolant se calcule à partir de deux éléments, à savoir l’épaisseur du matériau et sa conductivité thermique (appelée lambda). Le résultat s’exprime en m².k/W.

Le calcul se présente de la façon suivante :

R = e (épaisseur) / λ (conductivité thermique)

L’épaisseur correspond à la largeur en millimètres de l’isolant posé. Plus il est épais, plus l’isolation sera importante. La conductivité thermique, elle, est la capacité d’un matériau isolant à conduire la chaleur. Plus elle est faible, plus l’isolant est efficace. Logiquement, plus l’épaisseur est importante, plus l’isolation est performante à conductivité thermique égale.

L’épaisseur d’isolant à appliquer concrètement pour une isolation optimale dépend de chaque matériau. Par exemple, 88 cm de bois équivaut à environ 700 cm de béton standard.

Tableau de conductivité thermique des principaux isolants

Pour vous donner un ordre d’idée, voici un tableau des résistances thermiques et lambdas (conductivité thermique) généralement constatés sur certains matériaux. Ces chiffres ne sont donnés qu’à titre indicatif, ils peuvent évoluer selon les fabricants et la structure des isolants.

MatériauLambda
en W/(m.K)
Résistance thermique en m².k/W
pour 14 cm d’isolant
Polystyrène0,0354
Ouate de cellulose0,0383,7
Laine de chanvre0,0393,6
Laine de verre0,0393,6
Laine de roche0,0393,6
Panneau de liège expansé0,043,5
Paille0,0522,7
Plaque OSB0,121,2
Bois sapin0,150,9
Bois (chêne)0,290,5
Brique pleine0,740,2
Pierre1,70,1
Béton plein1,80,08
Acier500,003

Quelle résistance thermique pour une bonne isolation ?

Les besoins en isolation, et donc en résistance thermique, varient fortement selon les matériaux utilisés pour construire les bâtiments. En France, le bâti est régionalisé, surtout pour les bâtiments et maisons anciens. C’est-à-dire que chaque région va avoir son propre type de construction, avec des matériaux différents. Il faut donc adapter le choix de l’isolant à chaque fois.

La résistance thermique à privilégier pour une bonne isolation dépend également de la partie du bâtiment ou de la maison concernée. Toutes n’ont pas les mêmes déperditions thermiques. A titre indicatif, on considère que la résistance thermique minimum doit :

  • En toiture être comprise entre 4,5 et 8m².k/W
  • Pour les murs extérieurs se situer entre 2,5 à 4m².k/W
  • Pour un sol sur terre-plein, entre 1,5 et 3 m².k/W
  • Pour un sol sur local non chauffé, entre 3,5 et 6m².k/W

Cela correspond aux déperditions thermiques constatées dans un bâtiment.

Coyau / Wikimedia Commons / CC BY-SA 3.0

Ne pas oublier l’effet de paroi froide

Néanmoins, la résistance thermique ne fait pas tout. Ainsi, on considère que l’effet de paroi froide peut générer une sensation de chaleur jusqu’à deux degrés inférieure à celle constatée dans la pièce.

Il est donc essentiel de combattre cette dernière. Il faut ainsi faire en sorte que la température intérieure des murs donnant sur l’extérieur ne soit pas inférieure de 3°C à celle de la pièce. C’est pour cette raison que nos ancêtres enduisaient les murs ou les recouvraient de tenture. Aujourd’hui, on peut encore avoir recours à ces méthodes ancestrales, notamment en appliquant un enduit chaux chanvre qui absorbe bien l’humidité et conserve la chaleur. A la différence des doubles cloisons en bois ou plâtre, l’enduit permet aussi de réguler l’humidité du mur et de limiter la formation de moisissure.

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