Bâtiment

Top10 des bâtiments à énergies renouvelables

Bas carbone, locale, verte, les énergies renouvelables (EnR) ont bien des atouts. Voici pour vous inspirer 10 exemples de bâtiments (bureaux, logements sociaux, maisons, etc.) qui ont développé des systèmes et équipements énergétiques renouvelables particulièrement performants et variés. Du photovoltaïque à la pompe à chaleur, en passant par la chaudière bois, découvrez toutes les solutions retenues pour ces bâtiments.

1. Logements sociaux passifs à Plainfaing : sobriété, efficacité et renouvelable

4 logements sociaux passifs en bois-paille

Sobriété, efficacité et renouvelable. Voici les trois mots au cœur de la construction de ces logements sociaux passifs en bois-paille ! Le bas carbone a été le leitmotiv de tout le projet de construction de ces 4 logements. Grâce à une isolation ultra performante, aux matériaux employés à la fois locaux, biosourcés et bas carbone, à la mutualisation des systèmes énergétiques et à bien d’autres mesures, ces logements atteignent une consommation d’énergie primaire de 45 kWep/m² par an et des émissions carbone de 3 KgCO2/m² par an.

La production d’énergie renouvelable est assurée par une pompe à chaleur et des poêles bois. De plus, un système de récupération de la chaleur des eaux usées des douches a été installé. Il permet d’alimenter à lui seul 25% de l’eau chaude sanitaire. Résultat, grâce à l’utilisation des énergies renouvelables et à la conception bioclimatique des bâtiments, les charges sont particulièrement faibles pour les locataires : 15€/mois/logement pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, la ventilation et l’entretien. Qui dit mieux ?

Retrouvez la fiche détaillée de ces logements et de leurs performances.

2. Siège KTR : une éco-rénovation tertiaire à énergie positive

Eco-Rénovation siège de KTR France

Voici un autre exemple de rénovation qui pousse très loin la production d’énergie renouvelable : l’éco-rénovation du siège de KTR France, à Dardilly, dans l’ouest Lyonnais. Le groupe KTR a souhaité faire une éco-rénovation exemplaire en faisant du bâtiment de base, construit dans les années 70, un bâtiment à énergie positive. Les résultats sont au rendez-vous : la consommation d’énergie primaire du siège est de 67 kWep/m² par an, contre 363 avant travaux, et ses émissions de GES sont de 1 KgCO2/m2 par an.

KTR a réussi son pari de réaliser un bâtiment à énergie positive : le bâtiment produit plus d’énergie qu’il n’en consomme grâce à l’installation d’équipements d’énergie renouvelable. Il peut ainsi compter sur du solaire thermique, du solaire photovoltaïque, une pompe à chaleur et une PAC géothermique sur sondes. Au total, la production d’énergie renouvelable couvre 160% de la consommation du bâtiment ! Cette démarche énergétique a été complétée par une démarche bas carbone : KTR a fait appel autant que possible à des matériaux biosourcés, locaux, avec une ACV (analyse de cycle de vie) performante. Enfin, le bâtiment est équipé d’une GTB (gestion technique des équipements) afin de surveiller au plus près sa consommation. Un véritable modèle pour tous les bureaux de demain !

Retrouvez toutes les informations sur l’éco-rénovation du siège.

3. Résidence Florestine : se chauffer avec un ordinateur

Résidence Florestine

L’idée peut vous sembler incongrue mais non, vous ne rêvez pas, il est bel et bien possible de se chauffer à partir de son ordinateur ! C’est le cas de la résidence Florestine à Bordeaux. Couplé à une isolation performante, cet équipement permet à la résidence d’atteindre une consommation d’énergie primaire de 56.1 kWep/m² par an. Le bâtiment a obtenu la certification Habitat & Environnement, qui reconnaît sa qualité environnementale.

Mais venons-en aux faits : comment se chauffer avec un ordinateur ? C’est simple : le bâtiment est équipé de radiateurs-ordinateurs Q-RAD, de la société Qarnot Computing. Ces radiateurs font office de mini data centers. En effet, ils contiennent des micro-processeurs qui effectuent des calculs pour des entreprises clientes de Qarnot (comme des studios de jeux vidéo, qui ont besoin d’une grande puissance de calcul). Ces calculs génèrent de la chaleur récupérée par les radiateurs Q-RAD pour chauffer des bâtiments. On parle de récupération d’énergie fatale. Cerise sur le gâteau, ce chauffage est gratuit, il ne faut payer que l’équipement et sa maintenance ! Cela permet d’avoir un équipement à la fois performant et accessible.

Pour en savoir plus sur comment la résidence se chauffe par un ordinateur.

4. COUGNAUD CAMPUS : un bâtiment administratif exemplaire sur le renouvelable et le bas carbone

Cougnaud Campus

Qui a dit qu’il était compliqué d’équiper de très grands bâtiments avec des énergies renouvelables ? Ce grand bâtiment administratif de 5 000 m², à la Roche-sur-Yon, est l’exemple parfait qu’il est tout à fait possible d’installer des énergies renouvelables dans le tertiaire et d’y avoir des scores énergétiques et bas carbones exceptionnels ! Sa consommation d’énergie primaire totale est seulement de 20 kWhep/m² par an et les émissions carbones totales, sur toute la durée de vie du bâtiment, sont estimées à 1 251 KgCO2/m².

Les raisons de cette réussite ? La combinaison de nombreux systèmes énergétiques (et bas carbone !), dont des énergies renouvelables. Le bâtiment comprend notamment une pompe à chaleur réversible et un ventilo-convecteur qui servent à la fois pour le chauffage et le rafraichissement, ainsi qu’une ventilation double flux avec échangeur thermique. De plus, il produit lui-même 75% de son énergie grâce aux panneaux solaires photovoltaïques et à une pompe à chaleur.

Pour en savoir plus sur le recours aux énergies renouvelables sur le COUGNAUD CAMPUS

5. Copropriété rue de Vouillé : quand rénovation énergétique rime avec photovoltaïque

Copropriété rue de Vouillé

Si vous souhaitez vous lancer dans des travaux de rénovation, sachez qu’investir dans les énergies renouvelables peut devenir un moyen pour rembourser une partie des travaux. C’est ce que montre le cas de la rénovation de la copropriété rue de Vouillé, Paris. Construit en 1970, les logements souffraient de nombreuses déperditions thermiques dues à la dégradation des enveloppes. Les copropriétaires ont alors décidé de rénover toutes les façades, la toiture ainsi que les systèmes énergétiques. Les deux bâtiments de la copropriété rue de Vouillé ont atteint de très bonnes performances à l’issue de leurs travaux : une consommation d’énergie primaire de 76 kWep/m² par an (contre 169 avant les travaux) et des émissions carbone de 12 kgCO2 par an (contre 29 auparavant).

Mais surtout, ils ont intégré une production photovoltaïque dans le projet : 272m² de panneaux ont été installés sur une toiture en aluminium. Grâce à la signature d’un contrat de revente de l’électricité à EDF sur 20 ans, la copropriété s’est assuré une source de revenu supplémentaire sur toute cette période. Elle peut ainsi rentabiliser l’investissement de départ et même compenser une partie des travaux de rénovation ! En plus de s’assurer une production d’énergie locale et propre !

Plus d’information sur ce projet de rénovation avec EnR

6. L’internat du lycée Xavier Bernard : combiner frugalité et énergies renouvelables

Les blés en herbe

Il n’est pas forcément nécessaire d’installer de grands équipements pour couvrir une consommation énergétique. L’exemple de l’internat du lycée agricole Xavier Bernard, à Rouillé, le montre bien. La frugalité a été placée au cœur de la construction du bâtiment. Ce dernier a été conçu selon des principes bioclimatiques, ce qui lui permet d’atteindre des performances exceptionnelles : sa consommation d’énergie primaire est de 3.9 kWep/m² par an et ses émissions de carbone sont de 11 KgCO2/m2 par an.

Grâce à ses très bonnes performances, le bâtiment n’a pas besoin d’une grande quantité d’énergie pour assurer le chauffage et le refroidissement. L’internat est alimenté par du solaire photovoltaïque, une chaudière-poêle bois ainsi que du micro-éolien. Les équipements sont adaptés aux faibles besoins de l’internat : ils ne prennent donc pas beaucoup de place. Ainsi, les investissements réalisés dans les travaux bioclimatiques permettent, in fine, d’éviter de grands investissements dans les énergies renouvelables !

Pour approfondir le cas exemplaire de l’internat du lycée Xavier Bertrand.

7. Programme Botanica : baisser les charges grâces aux EnR

Botanica

C’est un fait, installer des énergies renouvelables demande un coût d’investissement. En logement collectif, on pourrait penser que ce coût se répercute sur les charges des locataires en les augmentant. Or, au contraire, mettre en place des équipements renouvelables peut faire baisser les charges des occupants. La preuve par l’exemple avec le programme de logement Botanica, réalisé par le bailleur social Aiguillon. Les deux bâtiments du programme ont de très bonnes performances énergétiques (consommation d’énergie primaire hors EnR de 45 kWep/m² par an), ce qui diminue leurs besoins en énergie.

Plus de 40% de la consommation énergétique des bâtiments est assurée par la production d’énergie renouvelable. En effet, Botanica peut compter sur 60 m² de panneaux solaires qui alimentent les parties communes. Mais la spécificité du programme réside surtout dans sa chaufferie. 3 chaudières numériques Qarnot assurent le préchauffage de l’eau chaude sanitaire. En cas de pic de consommation d’ECS, deux chaudières gaz peuvent prendre le relai. Ce préchauffage permet de réduire fortement les charges des locataires liées à l’ECS. Quant aux charges relatives au chauffage, elles sont réduites grâce à un travail poussé sur l’isolation des bâtiments.

En savoir plus sur Botanica et l’impact des énergies renouvelables sur les charges.

8. Logements d’ICF Sablière : les énergies renouvelables en logement social

Voici un autre exemple de plus qui montre que les énergies renouvelables et bas carbone sont tout à fait accessibles pour des logements collectifs construits par des bailleurs sociaux ! Cette fois, nous sommes à Paris, en plein cœur de la Zone d’Aménagement Concertée de Clichy Batignolles. Les deux bâtiments concernés ont été construit par le bailleur social ICF Sablière. Ils présentent des performances énergétiques et bas carbone très intéressantes : consommation d’énergie primaire de 39,00 kWhep/m² par an et émissions carbone de 3,00 KgCO2/m² par an.

30% des besoins énergétiques des bâtiments sont couverts par la production locale d’énergie renouvelable. 158m² de panneaux photovoltaïques ont été installés sur chaque bâtiment. De plus, ICF Sablière a mis en place un système de récupération de la chaleur des eaux usées grâce à une pompe à chaleur et d’une cuve d’échange thermique. Il faut savoir que dans un bâtiment très performant, ce n’est plus le chauffage qui consomme le plus d’énergie mais l’eau chaude sanitaire. C’est pourquoi il est important de travailler également sur l’ECS si on veut pouvoir réduire les consommations et les charges des locataires.

Plus d’informations sur ces logements et la démarche suivie.

9. Le groupe scolaire Abdelmalek Sayad : les énergies renouvelables au service du bas carbone

A Nanterre, le groupe scolaire Abdelmalek Sayad a choisi d’intégrer des énergies renouvelables lors de sa construction. Le projet a veillé à avoir une consommation d’énergie primaire faible (43,18 kWhep/m²) et des performances bas carbone exceptionnelles : construction comprise, le groupe scolaire stocke plus de carbone qu’il n’en émet !

La production d’énergie renouvelable du groupe scolaire couvre 185% de ses besoins énergétiques. C’est un score très élevé, d’autant plus pour un établissement scolaire, où il n’est pas toujours évident d’investir dans les énergies renouvelables. Les bâtiments sont alimentés par du solaire photovoltaïque (312 panneaux solaires), une pompe à chaleur géothermique sur nappe et par la récupération de chaleur des eaux usées. Cette mixité des énergies renouvelables lui permet de tirer le meilleur de chaque type d’énergie, tout en améliorant ses performances bas carbone.

En apprendre plus sur le groupe scolaire.

10. Le Refuge du Goûter : un bâtiment inattendu mais très inspirant !

Et voici le cas le plus surprenant du top ! Mais quel est donc ce bâtiment rond recouvert de panneaux métalliques qui se niche dans le massif du Mont-Blanc ? Cette drôle de construction en altitude est en fait un refuge qui borde une voie fréquentée par les alpinistes. Une fois passée la surprise de l’apparence du bâtiment, deuxième surprise : il a été conçu pour accueillir jusqu’à 120 personnes ! Et le must du must : il fonctionne en totale autonomie ! Sa consommation d’énergie primaire est de 50 kWhep/m² par an et ses émissions carbone ne dépassent pas les 5,00 KgCO2/m² par an.

Grâce à son autonomie, le refuge peut subvenir lui-même à ses besoins énergétiques. Il mise notamment sur la production de solaire photovoltaïque et de solaire thermique. Un champ de capteurs solaires de 54m² a notamment été installé en contrebas du refuge. Des systèmes de stockage permet de conserver l’énergie en trop en cas de surproduction afin de la réutiliser plus tard. Système ingénieux : une partie de l’énergie thermique est utilisée pour faire fondre de la neige, afin d’alimenter le refuge en eau ! Ingénieux, non ?

Pour en savoir plus sur ce refuge particulièrement original.

Vous connaissez un bâtiment exemplaire utilisant les EnR, n’hésitez pas à nous le dire en commentaire !

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